EUREKA, dividendes CASA et intéressement 2015

LOGO CFDT - Section CATPou comment faire payer aux locataires les errances du propriétaire  !

bonne-nouvelle  En 2015, le Dividende de Crédit Agricole SA a été de 0,60€ par action, correspondant à un rendement de 7,40%, LE MEILLEUR RENDEMENT DU CAC 40 !

Les Caisses régionales étant les premiers actionnaires de CASA, nous aurons donc une augmentation substantielle de notre participation !

 

mauvaise-nouvelleAvec le projet EUREKA, les Caisses Régionales mettent 18 milliards d’euros sur la table pour améliorer la qualité du capital de CASA. Une opération structurante pour le Groupe et bien perçue des marchés financiers, mais qui va imputer le résultat des Caisses !

Pour le CATP la participation à Eureka est de 394 M€, avec un manque à gagner de 9M€ de résultats en année pleine(1) : l’impact sur l’enveloppe « Intéressement + Participation » sera de 520k€ en 2016, 870k€ en 2017, puis de 980 k€ les années suivantes … hors dividende CASA bien sur !).

(1) Source rapport Ipso-Facto avril 2016

 

LA QUESTION A ETE POSEE au Comité d’Entreprise et en réunions de négociation

En début d’année la Direction nous informait qu’elle regarderait l’impact d’Eureka et ferait en sorte qu’il ne pénalise pas les salariés

Mais la réponse a évoluée car le dividende CASA a été augmenté et vient donc compenser le coût d’Eureka !

Le 18 septembre, après que la CFDT ait une fois de plus demandé quel bénéfice les salariés auront-ils de ce dividende exceptionnel, la réponse fut « Le dividende CASA redescend dans le résultat, donc les salariés en bénéficient ». Ou dit autrement « Circulez, y’en rien à voir ! »

 

Pourtant la logique eut voulu que ce bénéfice se traduise dans l’Intéressement … mais EUREKA vient en parallèle en gommer les effets nous dit-on ?

Les deux évènements sont pourtant de nature différente (même s’ils sont objectivement liés : « les souscripteurs » d’EUREKA sont les CR, qui veulent rentrer dans leurs fonds, et qui sont les principaux actionnaires ?).

Avec le projet EUREKA, les Caisses Régionales mettent 18 milliards d’euros sur la table pour améliorer la qualité du capital de CASA. Mais EUREKA est aussi le dernier acte d’une triste histoire des « déboires d’une copropriété ». Histoire  où l’on fait payer aux locataires les erreurs et les prises de risques des propriétaires :

En 2001, différents propriétaires d’un immeuble se réunissent et décident de constituer une société. Ils se mettent d’accord pour construire des étages supplémentaires afin de dégager des loyers. Pour cet agrandissement, ils font appel à des petits investisseurs en leur promettant des rendements importants.

Quelques années plus tard, avec le réchauffement financier dû au courant chaud des subprimes, les fondations ont donné des signes de faiblesse. Les propriétaires décident, alors, de consolider la structure par deux arcs boutants appelés switch, qui ont fait leur preuve dans le passé sur nos cathédrales, en attendant les travaux de réhabilitation.

Entre temps, les normes prudentielle  ont changé et les travaux deviennent plus compliqués et plus chers que prévus.

L’architecte des bâtiments (des banques) de France qui est le régulateur européen oblige les propriétaires à faire les travaux aux normes et dans un délai assez court. En effet l’immeuble pourrait endommager les bâtiments voisins !

Enfin, après de longues discussions les propriétaires s’accordent sur un montant de 18 milliards. Pour payer la facture, les propriétaires (qui ne sont pas éligibles au PTZ) font un prêt de 11Md€ à 2,15%. Ils vendent un des arcs boutants au musée CASA pour 5 Mds € et s’autofinancent pour le reste … grâce à une exceptionnelle augmentation des dividendes dont les salariés ne bénéficieront donc pas !

 

En son temps, la CFDT avait donné un avis très négatif à ce projet immobilier en précisant que le Crédit agricole était un colosse au pied d’argile.

Le dossier Eureka lui donne raison aujourd’hui.

Pour la CFDT, il est encore temps de faire quelque chose … la balle est dans le camp de la direction.

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L’égalité et la diversité des parcours professionnels entre les hommes et les femmes au CA

LOGO CFDT - Section CATP LA CFDT S’EST RETROUVEE BIEN SEULE !

 

Après de longues négociations et un refus de signature de l’ensemble des organisations syndicales en 2015, la Direction a remis en chantier en 2016 la négociation sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

Certes, le CATP a légalement l’obligation, soit d’avoir un accord sur le sujet, soit de mettre en place un plan d’action en faveur de l’égalité professionnelle … mais la Direction a montré une volonté d’aboutir à un accord en annonçant d’entrée son accord sur quelques unes des propositions préalablement refusées en 2015.

La CFDT a donc approfondi ses propositions en souhaitant élargir les dispositions de l’accord sur deux points majeurs, acceptés par la Direction :

  •  Mettre en place des mesures innovantes pour garantir une égalité dans le parcours professionnel et ne pas se cantonner de parler salaire ;
  • Ouvrir l’accord à toutes les autres formes de discrimination potentielles (handicap, longues maladies, âge, …) et ne pas se cantonner aux différences de traitement entre les hommes et les femmes .
Nous avons par exemple proposé (et obtenu) d’étendre les mesures sur les absences longues maladies à toutes les absences de plus de 14 semaines quel que soit la raison de cette absence
Enfin nous avons complété nos propositions par des innovations sociales (mise en oeuvre de bilan de compétence, de groupe d’échanges, …) sur lesquelles la Direction a souhaité prendre la légitime précaution de faire des tests avant de s’engager dans une obligation de résultat, ce que nous avons accepté.
Un projet d’accord a donc été mis à la signature le 28 avril 2015, et la CFDT a été la seule à le signer !
Nous n’avons toujours pas compris pourquoi …

égalité hommes-femmes

Faute de signature, c’est donc un plan d’action unilatéral que la Direction doit diffuser dans les jours ou semaines qui viennent.

Il existe en négociation ce qu’on appelle le « prix de la signature » et qui fait qu’une mesure unilatérale de la Direction est toujours moins disante que ce qu’aurait pu être l’accord.
Nous ne pouvons qu’espérer que certaines de nos propositions soient néanmoins reprises.
Et pour finir cette information sur une touche d’humour, nous vous proposons une fausse pub pour illustrer le thème : CLIQUEZ ICI
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