Appel à la grève du 29 mars 2018 … et la CFDT ???

Vous avez tous reçu le tract d’appel à la grève jeudi prochain 29 mars 2018

Vous avez remarqué que nous n’avons pas été associés à l’appel au débrayage … et pour cause : nous n’avons pas été sollicités et l’avons découvert en même temps que l’ensemble des salariés !

Cela n’empêchera pas la CFDT de continuer encore et encore son travail sur les conditions de travail, tant individuelle que collectives

 

Ainsi, en perspectives des négociation à venir, nous avions sollicité une rencontre avec la Direction 

 CELLE-CI AURA LIEU LE 4 avril 2018.

Nous nous baserons sur les résultats de l’enquête I.E.R. et sur l’ensemble des informations qui nous ont déjà été remontées.

Mais nous voulons d’abord être à votre écoute et nous avons besoin de vous pour apporter le plus possible de cas concrets :

merci donc de nous faire remonter vos griefs et attentes via le site de la section (zone « laisser un commentaire ») ou à l’adresse syndicat.cfdt@ca-tourainepoitou.fr (894BG SYNDICAT CFDT si messagerie interne)

 

CONDITION DE TRAVAIL / QUALITE DE VIE AU TRAVAIL 

Les propositions et résultats CFDT

  • Nous avons obtenu que pour la première fois le terme « burn-out » apparaisse dans le plan de prévention des risques préparé avec le CHSCT ;
  • Nous avons obtenu un CHSCT supplémentaire spécifiquement sur les conditions de travail;
  • Nous avons obtenu qu’une négociation soit ouverte dès avril 2018 en vue d’un accord sur la qualité de vie au travail;
  • Nous traitons en direct avec la DRH les cas individuels qui nous sont remontés, avec des succès divers, certes, des résultats plus ou moins rapides, certes … mais avec des résultats ;
  • Et enfin nous préparons la mise en place du CSE, le Comité Social et Economique qui, à partir des élections de novembre 2018, remplacera au CATP les actuels CE, CDP et CHSCT (ordonnances Macron et loi travail). Et dans le cadre des négociations préparatoire à la création du CSE nous avons proposé un renforcement des moyens des Instances sur le thème des conditions de travail.

 

Ordonnances sur le code du travail : Le compte n’y est pas !

 OCCASION MANQUEE … EST-IL ENCORE TEMPS ?

Le gouvernement avait toute légitimité de légiférer par ordonnances pour réformer le marché du travail. Mais il l’a fait au détriment des salariés. Il peut encore – et il doit – changer de trajectoire.

La CFDT, la CFTC et l’Unsa portent une vision réformiste du syndicalisme. Elles militent pour que la négociation et le contrat soient au cœur de la régulation des relations de travail, à tous les niveaux et notamment dans l’entreprise, au plus près des salariés.

Face aux mutations du travail et de l’économie, face aux transitions numérique et écologique, notre rôle est de sécuriser l’emploi, les conditions de vie et de travail, les parcours professionnels en construisant de nouvelles protections et de nouveaux droits pour les salariés.

Fort de ce point de vue réformiste, mis en pratique par nos militants depuis des décennies dans les branches et les entreprises, nous prenons ensemble la parole aujourd’hui.

 

Macron n’a pas tiré les leçons du passé

Emmanuel Macron avait annoncé dans son programme une réforme du Code du travail par ordonnances. Les Français, en l’élisant comme président de la République, lui ont donné la légitimité et les moyens pour le faire. Nous respectons, évidemment, ce choix démocratique.

Mais nos organisations n’étaient pas demandeuses d’une nouvelle modification du Code du travail, alors même qu’aucun bilan n’a été tiré des quatre lois précédentes qui, dans les trois dernières années, l’ont bougé en profondeur. Elles n’y voient pas non plus la solution au besoin de création d’emploi : plus que le Code du travail, c’est l’activité économique qui génère les embauches.

Pendant tout l’été, dans la concertation menée par le gouvernement, nous nous sommes investis dans les concertations en faisant valoir, nos propositions, mais en pointant aussi les lignes rouges inacceptables. Nous avions dit qu’au final, nous jugerions sur pièces, c’est-à-dire sur les textes des projets d’ordonnance : nous y sommes.

 

Projet déséquilibré

En facilitant les licenciements – au point d’imposer à la justice prud’homale  une limitation des indemnités versées aux victimes de licenciements illégaux -, en imposant une instance unique de représentation des personnels dans les entreprises sans garantir les moyens qu’elle et ses élus auront pour exercer leurs missions, en ouvrant la voie à des négociations sans organisation syndicale dans l’entreprise jusqu’à 50 salariés, les projets d’ordonnance déséquilibrent le texte au détriment des salariés.

Ce déséquilibre détourne la loi d’une de ses fonctions protectrices : rétablir des conditions de justice, d’autant plus essentielles en matière de droit du travail. Car, de par le lien de subordination qui les relie, salarié et employeur ne sont pas dans une relation d’égalité et il revient à la loi et aux organisations syndicales, par leur présence dans les entreprises, de le compenser.
Nous le disons avec force : équilibrer les relations de travail est une question de justice sociale autant que d’efficacité économique. C’est aussi un élément de la confiance et du respect sans lesquels le dialogue social ne peut se développer.

Non, le dialogue social, la négociation collective ne sont ni un « coût à réduire » ni « du temps perdu », malgré ce qu’en pense une fraction rétrograde du patronat. Nous sommes persuadés que le dialogue social est un constituant essentiel du bien-être des salariés et de la performance économique d’une entreprise. C’est ce que nos équipes démontrent chaque jour dans les entreprises. C’est aussi ce qui fait que le syndicalisme réformiste a la confiance des salariés.

Le gouvernement doit le comprendre et ajuster les ordonnances et les décrets d’application qui viendront afin de donner les moyens à ce dialogue social.

 

     

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